Concert du 29 octobre 2006

 

 

Programme du Concert

 

 

Louis SPOHR (1784 – 1859) : Grand Nonetto en fa majeur Op. 31(1813)

 

Allegro

Scherzo. Allegro – Trio I – Trio II

Adagio

Finale. Vivace

 

 

ENTRACTE

 

 

Louise FARRENC (1804-1875) : 3ème mouvement du Nonette pour cordes et vents

en mi b majeur opus 38

 

Bohuslav MARTINU (1890 – 1959) : Nonet en fa majeur H 374

 

Poco Allegro

Andante

Allegretto

 

Francis POULENC (1899 – 1963) : Trois mouvements perpetuels

(troisième version pour nonet de1946)

 

Assez modéré

Très modéré

Alerte

1ère Mondiale

 

 

 

 

Les œuvres

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

Grand Nonetto en fa majeur Op. 31 - Spohr (1813)

(Allegro, Scherzo. Allegro – Trio I – Trio II, Adagio, Finale. Vivace)

 

Louis Spohr est né le 5 avril 1784, dans la ville allemande de Brunswick. Son véritable prénom de baptême est Ludewig, mais il utilisera toujours le prénom francisé Louis. Sa famille est cultivée. Son père est flûtiste, sa mère chanteuse et pianiste amateur. Précocement doué, l'enfant, dès 5 ans, prend des cours de violon avec un réfugié français nommé Dufour. Il parfait ses études avec Maucourt, pour le violon et Hartung pour l’orgue. Ses progrès aidant, il entre au service du duc Ferdinand qui l'autorise à prendre des cours avec Franz Eck. Spohr fait la connaissance de Muzio Clémenti et de John Field, en 1802. Mais c'est sa rencontre avec Pierre Rode qui va déterminer de sa carrière de violoniste-virtuose compositeur. Il entame d'ailleurs sa première tournée de soliste, dès 1804. Il donne des concerts dans les plus grandes villes allemandes, Dresde, Berlin... L'année suivante, il est violon solo à Gotha. Avec sa femme, la harpiste Dorette Scheidler, il fait des tournées en Europe et compose des pièces qui ont un succès de plus en plus retentissant. Il devient violon solo, en 1805, à l'orchestre de Vienne. Faust, son opéra, est créé à Prague, par Weber, en 1816. Ce dernier le recommande au poste de Kappelmeister de la cour de Kassel. Spohr accepte ce poste à vie, à partir de 1822. Son chef d'oeuvre lyrique, Jessonda, est créé l'année suivante. En 1843, il remporte un triomphe, à Londres, où il joue devant le Roi. Sa position de 'dissident' lui fait entrer en conflit avec le Prince Electeur de Hesse. En 1857, malgré son contrat à vie, il est mis à la retraite. Il dirige pour la dernière fois, en 1859. Le style de Spohr est resté très classique et de belle facture. Il comprenait difficilement l'évolution qui l'entourait, admirant le premier Beethoven, ne comprenant plus ses dernières oeuvres. Son catalogue est riche d'opéras, d'oratorios (Der Fall Babylons), de musique d'orchestre, avec 10 symphonies, d'ouvertures, de musique concertante (18 concertos pour violon, 2 magnifiques symphonies concertantes pour harpe et violon) et de morceaux abondants de musique de chambre. Il meurt à Kassel, le 22 octobre 1859.

 

Ce nonet est la première œuvre importante de l’histoire de la musique à associer un quintette à vent et un quatuor à cordes avec contrebasse. A sa suite, de nombreux compositeurs vont lui assurer une magnifique descendance permettant à cette formation de rentrer au répertoire.

 

 

 

 

 

 

 

 

Nonet pour cordes et vents en mi b majeur opus 38 - Farrenc (1850)

(3ème mouvement)

 

Louise Farrenc est née le 31 mai 1804 à Paris. Elle descend d'une lignée de peintres et de sculpteurs, les Dumont. Ce milieu artiste et bohème, où plusieurs femmes avaient pu développer leurs dons de peintres, a certainement favorisé l'épanouissement de son talent pour la musique. Elle est la fille du sculpteur Jacques Edmé (Prix de Rome) et sœur du sculpteur Auguste Dumont. Sa mère est apparentée aux peintres Coypel. Elle reçoit ses premiers cours de piano d'Anne Elizabeth Cécile Soria, une élève de Muzio Clémenti. D’après le musicologue Fétis, Hummel et Moscheles auraient été également ses professeurs. En 1819, elle étudie l'harmonie et la composition avec Reicha, professeur au Conservatoire de Paris. Elle interrompt momentanément les études quand elle se marie en 1821 avec le flûtiste, compositeur et éditeur de musique Aristide Farrenc (1794-1865) rencontré au Conservatoire. Sa fille unique Victorine naît en 1826. Mais cette excellente pianiste décèdera de la tuberculose en 1858. Sur la recommandation d'Halévy, Louise Farrenc devient professeur de piano de la duchesse d'Orléans en 1842, date à laquelle elle est nommée professeur de piano au Conservatoire de Paris et ne quittera son poste qu'en 1873.

Féministe avant l’heure, elle obtient l'égalité des émoluments entre professeurs hommes et femmes et parvient à faire intégrer par les académiciens le mot "compositrice" dans le dictionnaire. Elle ne se produit que rarement et se consacre désormais à la composition. Son mari cherche à faire jouer ses œuvres. Ils projettent ensemble une monumentale anthologie de musique pour piano en 23 volumes couvrant le répertoire du XVIème siècle au milieu du XIXème, ce sera « Le Trésor des pianistes » qu'elle achève seule après la mort de son mari en 1865. Celui-ci se fit très tôt le défenseur des oeuvres de sa femme, et chercha notamment à faire jouer ses symphonies en Allemagne. Conscient des dons exceptionnels de sa jeune épouse, il lui consacre ses activités musicales en créant les Éditions Farrenc et devient rapidement son imprésario. Comme Onslow et contrairement à la mode, elle n'écrit pas d'oeuvres lyriques. Dans une France où, pour atteindre à la notoriété, un compositeur se doit de produire des oeuvres lyriques, Louise Farrenc fait figure d'exception, puisque sa production musicale, à part quelques romances, est exclusivement instrumentale. Elle compose pour le piano et de la musique de chambre, des quatuors, des quintettes, mais aussi trois symphonies. Certaines de ses oeuvres sont publiées sous le nom de son mari, ce qui rend les identifications malaisées. Schumann  aimait son « Air russe pour le piano » op. 17. Sa seconde Ouverture est créée sous la direction d'Habeneck par la Société des Concerts du Conservatoire. Sa Première symphonie est donnée avec succès en 1845 à Bruxelles et au Conservatoire de Paris. La même année, est donnée au Conservatoire la Deuxième symphonie en 1846 et la Troisième en 1849. Sa musique de chambre fut récompensée par deux fois, en 1861 et 1869, par le Prix Chartier, décerné par l'Académie des Beaux-Arts.

L'œuvre de Louise Farrenc reste largement méconnue. En dehors des œuvres pour orchestre furent conçues après les quintettes pour piano diverses œuvres de musique de chambre. Par exemple, les trios pour violon, violoncelle et piano en mi majeur op. 33 et en ré mineur op. 34 furent joués pour la première fois respectivement en 1844 et 1845 et connurent un succès régulier. Il faut également citer la sonate op. 39 pour violon et piano. Pour Honoré Chavée critique de «La France musicale», « Ses traits et ses formes cérébrales sont celles d’une femme à la stature élevée, à l’aspect presque viril, aux cheveux argentés moins encore par l’âge que par la fièvre de la pensée, au front large et haut révélant une grande puissance du talent de combinaison, au regard fixe et quelque peu inquisitorial, à l’arcade sourcilière la plus admirablement développée que j’aie observée chez une musicienne... » Ces observations se retrouvent dans le seul portrait de 1845 qui nous reste de Louise Farrenc. Elle décéda à Paris le 15 septembre 1875. Elle est probablement la plus grande et la plus féconde compositrice de l'histoire de la musique. Mais, beaucoup de musicologues et d’auteurs de dictionnaires semblent jusqu’à ignorer son nom et négliger son œuvre. Imprégnée de classicisme, sa musique reflète son goût pour le style allemand et l'influence de Haydn, Beethoven et surtout de Mendelssohn est sensible.

 

Son plus grand succès est le Nonette en mi bémol majeur op. 38, donnée à la Salle Erard le 19 mars 1850 qui est d'une exceptionnelle qualité et fut très apprécié en son temps. Le violoniste Joseph Joachim, alors âgé de 18 ans, participe à sa création. L’oeuvre constitue un sommet de la musique de chambre. Les revues de presse mirent en évidence l’enthousiasme suscité par la musique de cette femme assez peu classique mais si admirable par sa force créatrice et son originalité.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nonet en fa majeur H 374 – Martinu (1959)

(Poco Allegro – Andante – Allegro)

 

Jan Bohuslav Martinu est né à Policka, le 6 décembre 1890 dans le clocher d'une église où son père est veilleur de nuit ! De 1906 à 1909, il travaille au conservatoire de Prague, puis entre, cette même année, à l'école d'orgue de la ville. Il en est renvoyé en 1910 pour son manque d'application dans les études musicales ! En 1913-14, il intègre les seconds violons de l'Orchestre Philharmonique tchèque de Prague. Il refusera de servir dans l'armée autrichienne lors du premier conflit mondial. Après la guerre, il entre dans la classe de Josef Suk à Prague et en sort sans diplôme. En 1923, tournant de sa vie, il se rend à Paris et intègre les milieux musicaux progressistes. Il travaille en privé avec son vrai maître, Albert Roussel, qui déclarera : "Martinu, ce sera ma gloire". Son nom est vite célèbre grâce aux nombreuses exécutions de sa musique en France.

En 1932, son sextuor à cordes remporte le prix Elisabeth Sprague Coolidge. Fuyant l'invasion allemande, il quitte la France et arrive aux Etats-Unis en 1941. Il est professeur réputé et très recherché à Princetown, de 1948 à 1951. Il ne revient que rarement dans son pays natal, mais lui sera toujours fidèle sur un plan musical et sentimental. Martinu immortalisera dans son oeuvre Memorial à Lidice, les atrocités nazies commises dans son pays. En 1953, il revient en Europe et passe les deux dernières années de sa vie en Suisse. Son oeuvre est largement redécouverte aujourd'hui. Son lyrisme chatoyant et la beauté pure de ses harmonies sont bien représentés aux  concerts. Martinu est issu de la tradition européenne de nationalisme musical comme Bartok, Enesco et Kodaly. Sa maîtrise du contrepoint est légendaire, sa technique d'écriture éblouissante. Son catalogue est extrêmement vaste et touche à tous les genres. On lui doit des opéras, Le soldat et la danseuse (1927), La clé des songes (1937), Mirandolina (1954), des ballets, Istar (1922), La Révolte (1928), Le jugement de Pâris (1935), de la musique d'orchestre, 6 symphonies, de nombreux concertos (piano, violon, flûte et violon...), de nombreuses pièces de musique vocale d'une grande ferveur, et, un domaine où il excellait, la musique de chambre, 7 quatuors à cordes, 5 sonates pour violon, 3 sonates pour flûte, des trios, quatuors, sextuor, de nombreuses sonates et variations. Martinu a également écrit un grand nombre de pièces pour piano seul ou pour 2 pianos, Fenêtre sur le jardin (1936), 3 danses tchèques (1949). Il meurt à Liestal, près de Bâle, le 28 août 1959.

 

Le Nonet en fa majeur, sa dernière œuvre, fut créé par le Nonet Tchèque en 1959. Dans le premier mouvement, Poco Allegro, on retrouve l’écho des danses tchèques jusque dans l’accord brisé final. L’Andante commence dans une atmosphère de nocturne puis évolue vers une tension dramatique. Le dernier mouvement est un Allegretto en forme de Rondo, avec des changements de mesures fréquents. Martinu a parfaitement réussi à écrire une œuvre concertante pour neuf instruments solos en lui gardant le caractère de la musique de chambre.

 

 

 

 

 

 

 

 

Trois mouvements perpétuels – Poulenc (1918-46)

(Assez modéré – Très modéré - Alerte)

 

Francis Poulenc disait sur un ton de demi plaisanterie qu'il était "de l'autre siècle". Sa naissance, en 1899, l'autorisait à se réclamer d'une autre époque quand la sienne l'accusait d'être, l'âge venu, rétrograde ou passéiste. Mais en fait, Poulenc n'eut pas souvent besoin de se réfugier derrière ce bon mot, car son réel attachement à l'avant-garde comme mouvement intellectuel et esthétique nécessaire lui valut, sinon le soutien, du moins le respect de ses jeunes collègues "modernes".

 

Poulenc regrettait que Stravinsky mît "des chapeaux trop jeunes pour son âge" quand l'auteur du Sacre du Printemps se mettra à la fin de sa vie à la pratique sérielle, rejoignant un mouvement qu'il avait si longtemps combattu ! Poulenc, aujourd'hui considéré comme un "classique" et dont presque toutes les œuvres sont fermement intégrées au "grand" répertoire, fut d'abord un musicien d'avant-garde. Lorsqu'il fait entendre, en 1917, une Rhapsodie nègre sur des poèmes africains imaginaires et loufoques, le jeune homme de dix-huit ans se fait instantanément remarquer d'une intelligentsia parisienne qu'il ne cessera par la suite de fréquenter. Certes Francis Poulenc est l'un des musiciens qui incarnent le mieux l'"esprit parisien". Né dans la capitale, de mère parisienne, il n'aimait rien tant que son Paris - ses boulevards, sa poésie d'asphalte, de fête foraine -, source de nostalgie dès qu'il en était privé, et ce, même en sa maison de Touraine où il allait travailler, non parce qu'il préférait la campagne, mais parce que cette campagne qu'il trouvait ennuyeuse ne le distrayait pas de son travail de composition… Sa mère, bonne pianiste fut son premier professeur. Le jeune homme entame à 16 ans des leçons de piano avec le grand pianiste Ricardo Vines. Après avoir fait son service militaire, il prend des cours de composition avec Charles Koechlin. Eric Satie l’encourage dès ses débuts de compositeurs à persévérer.

 

Le critique Henri Collet trouve le terme de Groupe de Six, pour nommer ces jeunes musiciens dont Poulenc, formés autour de Cocteau. Groupe informel et hétéroclite mais où l’amitié ne fut pas un vain mot. La musique de Poulenc est souvent "Neo-Classicisme". Il a connu le succès très tôt. Il composera dans tous les genres : orchestre, musique de chambre, ballets, concertos, musiques de films, et opéra, mais aussi dans l’art choral et la musique sacrée. Il est ainsi l’un des plus grands maîtres de la mélodie française au côté de Debussy. Excellent pianiste, il forma un duo avec le baryton Pierre Bernac pour présenter ses oeuvres de chant, lors de multiples récitals de par le monde. La ligne mélodique et la beauté de l’harmonie sont les piliers de sa musique.

 

Dans son catalogue, peut-on voir, inspirées par son ascendance parisienne (ou nogentaise où ses grands-parents possédaient une maison) des pièces comme les Mouvements perpétuels, les Cocardes, le Bal masqué, le Concert champêtre, le Concerto pour piano, les Mamelles de Tirésias ou l'Embarquement pour Cythère ; mais Poulenc revendiquait des racines paternelles aveyronnaises, base de ses œuvres les plus sérieuses et les plus profondes. La source aveyronnaise irrigue davantage les Litanies à la Vierge noire, le cycle de mélodies, Tel jour Telle nuit, la Messe, l'opéra Dialogue des Carmélites, d'après Bernanos, le Concerto pour orgue, Figure humaine... L'avant-garde - qu'il intégra à son corps défendant, ce qui est peut être la meilleure façon d'être moderne, fut rapidement le cadet des soucis de Poulenc.


En indépendant, il développa un langage dont la particularité très paradoxale est d'être immédiatement reconnaissable et pourtant composé d'inspiration variée. "On peut écrire de la bonne musique avec les accords des autres", disait Poulenc qui prendra chez Stravinsky et Prokofiev et chez... lui-même ! Il est fascinant de voir et d'entendre des thèmes, mélodies ou harmonies, voyager d'œuvre en œuvre, typant fortement son langage et lui assurant une totale cohérence, même s'il est paradoxal d'entendre un thème des Dialogues des Carmélites dans l’insolent Concerto pour piano ou une préfiguration saisissante de la "marche au supplice" des même Dialogues dans la troisième partie des Deux marches et un Intermède, une "musique de table" écrite pour l'Exposition universelle de 1937…

 

C'est cette insouciance et cette indifférence au "qu’en dira t’on"qui assurent aujourd'hui à Poulenc la solidité de son ancrage dans le grand répertoire : les Dialogues des Carmélites sont, avec le Peter Grimes de Benjamin Britten, l'un des rares opéras écrits après la Seconde Guerre mondiale à figurer au programme des opéras du monde entier ; les Sonates pour flûte, hautbois, ou clarinette et piano, le Gloria, le Stabat Mater les Mouvements perpétuels, Les Chemins de l'amour, sont des succès internationaux, aimés des interprètes, des mélomanes et des discophiles. Plus d’un siècle après la naissance de Francis Poulenc, il est révélateur de voir la musique de celui qui se demandait si elle "tiendrait le coup", passer sans férir le cap du siècle qu'on aurait cru plus sévère. Ce sont la sincérité et, surtout, la qualité de facture de cette musique qui assurent l’immortalité à celui dont Ravel disait avec amitié qu’il avait « inventé son folklore personnel » !

 

A 18 ans déjà, Poulenc surprend et séduit en faisant jouer sa Rhapsodie nègre au théâtre du Vieux Colombier. A l'époque, il affichait un esprit " mauvais garçon " qui plaisait beaucoup… Ses premières œuvres d'importance sont les Mouvements perpétuels pour piano, dont l'ironie doit beaucoup à Satie, et le cycle de mélodies Le Bestiaire, sur des poèmes d'Apollinaire. Composés en 1918 et révisés une première fois en 1939, les Mouvements perpétuels sont appréciés d’un large public et constituent un matériau superbe à partir duquel le compositeur a lui-même réalisé l’arrangement pour nonet que nous entendrons ce soir. L’affinité que Poulenc éprouvait envers les instruments à vent, est merveilleusement traduite dans sa délicieuse Sonate pour flûte et dans des œuvres comme le Sextuor pour piano et vents – cette contribution unique au répertoire du nonet fourmille d’inventions rythmiques et mélodiques.

 

 

 

 

 

Photos du concert

 

avec le Nonet Ad NOVEM

 

DSC01726.JPG

DSC01727.JPG

DSC01728.JPG

DSC01729.JPG

DSC01730.JPG

Nadia Guenet

Hugues Borsarello

 

Patrick Toffin

Guillaume Becker

 

Olivier Rousset

Anaël Rousseau

 

Maïwenn Péron

 

 

Ludovic Marchioro

Mathieu Martin

 

DSC01720.JPG

DSC01721.JPG

DSC01722.JPG

DSC01725.JPG

DSC01731.JPG

 

 

 

 

La Presse

 

 

 

Article paru dans "La Montagne" du 21 Octobre 2006

 

 

 

Article paru dans "La Montagne" du 24 Octobre 2006

 

 

 

Article paru dans "INFO" du 25 Octobre 2006

 

 

 

Article paru dans "La Semaine de l'Allier" du 26 Octobre 2006 (page38)

 

 

 

Article paru dans "La Semaine de l'Allier" du 26 Octobre 2006 (page 41)

 

 

 

Article paru dans "La Montagne" du 27 Octobre 2006

 

 

 

Article paru dans "La Montagne" du 2 Novembre 2006 (page 1)

 

 

 

Article paru dans "La Montagne" du 2 Novembre 2006 (page 4)